Alors la liseuse électronique?

J’ai reçu pour mon anniversaire une tablette Cybook Opus. Cela faisait longtemps que j’en avais envie… et je ne n’ai – presque – pas été déçue. Mettons d’abord les choses au clair: non je n’arrêterai pas d’acheter des livres. Parce que l’offre éléctronique n’est pas encore très variée et que les livres vendus en format éléctroniques sont à peine moins chers que leurs équivalents papier. Et puis la liseuse éléctronique telle qu’elle existe aujourd’hui (en noir et blanc) ne rend vraiment pas hommage au livre d’art par exemple. Pour le moment, je me contente de classiques de la littérature que je télécharge gratuitement, j’en découvre certains, j’en redécouvre d’autres. Ceux-ci sont très faciles à trouver – entre autres sur le Project Guttenberg – se téléchargent en quelques secondes et se transfèrent de l’ordinateur à la  tablette tout aussi rapidement.
Les réels avantages à mes yeux de la liseuses électronique? Sa petite taille, sa légèreté et sa capacité de stockage. Je me déplace en transports en commun, je transporte déjà dans mon (grand) sac à main mon ordinateur portable, y glisser en plus une tablette est beaucoup plus facile qu’un tout gros livre. En plus, celle-ci rentre sans problème dans les tout petits sacs que j’utilise le week-end, et je trouve ça génial. Autre point fort: on peut changer la taille du texte. Le modèle que j’ai choisi n’est pas tactile, je tourne les pages en poussant sur un bouton, mais ça c’est une question de choix.

La lecture est – presque – pareille à celle d’un livre papier. On peut lire en plein soleil puisque l’écran n’est pas rétro-éclairé comme celui d’un iPad par exemple, et c’est important. Je l’utiliserai certainement en vacances, libérant ainsi ma valise de la pile de livres que j’emporte.
Alors pourquoi ne suis-je pas plus enthousiaste? Parce que, toute geekette que je suis, adorant mon smartphone et les produits Apple de toute sorte… eh bien, je trouve que la liseuse, ce n’est pas tout à fait comme un livre! Pourtant, je vous jure, je ne suis pas une nostalgique du papier, mais tenir en mains une mini-tablette au lieu d’un bon gros livre… ça me fait bizarre et je ne pourrais même pas vous dire exactement pourquoi. Je me rends bien compte que c’est une impression subjective, mais après deux semaines d’usage, c’est ainsi que je vois les choses. Conclusion: je pense que son utiilisation restera complémentaire aux livres. Je l’emmène avec moi dans tous les déplacements et pour le reste… je continuerai à acheter des livres!

L’amour envers et contre tout

Sous le titre très romantique de Loving Frank, c’est l’histoire âpre et vraie du célèbre architecte américain Frank Lloyd Wright et de Mamah Cheney qui nous est racontée. 1903. Mamah et Edward, son mari, commandent une maison à Frank. Mamah qui est une brillante intellectuelle s’ennuie dans son rôle d’épouse et de mère. Frank Wright, lui, n’est plus heureux auprès de sa femme. Ces deux-là vont tomber passionnément amoureux. Bravant les diktats d’une société très conservatrice, ils vont quitter mari, femme et enfants pour vivre ensemble, en Europe d’abord, aux Etats-Unis ensuite. Mais l’Amérique ultra-puritaine de l’époque ne les laissera pas tranquilles et le couple sera traîné dans la boue par les journaux en mal de sensations. Au-delà d’une histoire d’amour et d’une peinture sociale, Loving Frank est aussi une très bonne peinture des affres de la création. On y suit tant le travail d’architecte de Frank, que celui de traductrice de Mamah, désireuse d’introduire aux Etats-Unis le travail d’une féministe prônant la liberté individuelle, celle de rester en couple par amour et non par convention. Voilà un roman que j’ai trouvé très riche et que je vous recommande chaudement.
Loving Frank, Nancy Horan, Le Livre de Poche