Spotlight

Spotlight.jpg Par manque de temps et parce que je n’aime pas trop y aller seule, je vais peu au cinéma, me rattrapant souvent en louant des films sur Itunes. Mais là j’ai fait exception, et je ne l’ai pas regretté.
Spotlight, c’est le nom d’une équipe d’investigation du quotidien le Boston Globe, qui enquête sur des sujets de grande envergure. Et ici c’est le moins que l’on puisse dire. Nous sommes en 2002 et l’équipe d’excellents journalistes tombent sur une affaire de prêtres pédophiles. Pensant au départ qu’il s’agit de cas isolés, ils vont découvrir l’ampleur du scandale de ces prêtres protégés pendant des années par la hiérarchie de l’Eglise.
Le film est parfait, rapide, sans aucun temps mort, les acteurs tous excellents dans leur rôle. On a le coeur déchiré face aux témoignages des victimes, soulevé de dégoût, lorsqu’un prêtre avoue sans fausse honte ses actes. Les victimes sont la plupart du temps issues de familles pauvres, sans père. Dans la – toujours – très catholique Boston, on reçoit le prêtre presque à l’égale de Dieu, ce qui explique la facilité avec laquelle ils ont approché et détruit leurs victimes.
L’Académie des Oscars ne s’y est pas trompée, puisque elle a décerné à Spotlight celui du meilleur film 2016.
Sachez enfin que le film est basé sur des faits réels, l’enquête des journalistes ayant déjà obtenu le Prix Pulitzer.

Un film-culte

affiche.jpg Je suis loin d’être une spécialiste du cinéma, juste une spectatrice attentive. Mais revoir Le Cercle des Poètes Disparus, m’a donné envie d’en parler. Parce que ce film n’a pas pris une ride. Parce que 27 ans après sa sortie (1989), j’ai été terriblement touchée par sa jeunesse, son appel au carpe diem, son enthousiasme. Je pourrais multiplier les raisons à l’infini. Il y a bien sûr l’époustouflante prestation du très regretté Robin Williams, celle tout en nuances d’Ethan Hawke à ses débuts, etc.

Mais avant tout un petit résumé. 1959 dans un lycée sévère et exigeant des Etats-Unis, un groupe de copains suivent attentivement les cours du nouveau professeur d’anglais, Mr Keating. Celui-ci, bien loin de donner des cours traditionnels, les encourage au contraire à aimer la poésie, à trouver leur propre voie, à briser les règles, à vivre intensément leurs passions…

Mesure-t-on bien aujourd’hui, alors que tout est permis, ce que ces paroles avaient de révolutionnaire dans les terribles années 50, celles où les garçons n’avaient d’autre choix que d’obéir à la terrifiante autorité de leurs pères? Où tout était codifié, tracé d’avance, coincé. On ne sort pas indemne de la vision d’un tel film. Comme lors de la première fois, en 1989, j’ai aujourd’hui une envie vibrante de repousser plus loin les frontières du possible.

Le Cercle des Poètes Disparus de Peter Weir est disponible sur Netflix.