CVT_Et-soudain-la-liberte_3476.jpg C’est l’histoire d’une femme, Evelyne Pisier, mais aussi d’une rencontre, celle de son éditrice, Caroline Laurent. D’une amitié indéfectible trop rapidement interrompue par la mort d’Evelyne. D’un livre, finalement écrit à quatre mains et à la structure étonnante.
Aux Editions Les Escales, Evelyne confie son manuscrit autobiographique à Caroline. Pendant quelques mois, elles vont y travailler ensemble avec passion. Avant qu’Evelyne ne demande à Caroline de le terminer seule.
Caroline va alors reprendre avec talent le récit tout en y ajoutant des remarques sur sa propre vie et sur le livre en train de s’écrire.

Mais revenons à Evelyne Pisier, brillante universitaire, née en Indochine en 1941. Son père est un haut fonctionnaire, maurrassien, partisan du régime de Vichy, raciste, qui tente d’inculquer à ses enfants sa vision du monde. Sa mère, est une beauté, une amoureuse, une femme soumise qui va un jour prendre son destin en main.

Et elle ne vas pas faire les choses à moitié. Éprise de liberté, elle divorce – scandale inimaginable dans les colonies – emmène ses enfants à Nice, puis à Paris, milite dans ce qui deviendra le planning familial. Elle transmet le virus à Evelyne qui part à Cuba au début des années 60, où elle devient la maîtresse de Fidel Castro, revient et épouse Bernard Kouchner, dont elle a trois enfants, travaille, publie.
Pas besoin de tout dévoiler ici, mais ce qui compte surtout, c’est le souffle de ce livre, l’enthousiasme d’une époque de révolte, ressentie presque à chaque page, avec un final absolument bouleversant. J’ai adoré!
Et soudain, la liberté, Evelyne Pisier, Caroline Laurent, Les Escales