Personne n’a peur des gens qui sourient

Un beau matin, sans crier gare, Gloria emmène ses filles en voyage. Il y a la douce Loulou, six ans, et la sombre Stella, une douzaine d’années. Du Sud de la France où elles vivent, elles rejoignent une sombre maison de vacances en Alsace.
Gloria a peur, mais on ne sait pas très bien de quoi, ni pourquoi. Elle cache d’ailleurs un Beretta dans ses bagages. Ce qui n’empêche pas le trio de s’habituer à la vie à la campagne, plutôt douce jusqu’à l’accident de Loulou…
Le récit très habile de Véronique Ovaldé nous entraîne du présent au passé, entremêle les deux temporalités, ce qui nous permet de mieux connaître Gloria. Son enfance de petite fille abandonnée par sa mère. Sa jeunesse entourée par son père et son oncle. Son histoire d’amour passionnée avec Samuel, une petite frappe alcoolique, le père de ses deux filles.
Petit à petit, l’angoisse monte, on sent bien que l’histoire va mal se terminer mais on ne sait pas comment, ni pourquoi.
Personne n’a peur des gens qui sourient est un sans-faute de Véronique Ovaldé dans lequel elle témoigne de sa totale maîtrise romanesque et de l’art de la surprise. Sans oublier ses très belles pages sur la maternité tendre et attentive. Une vraie lecture plaisir.

Personne n’a peur des gens qui sourient, Véronique Ovaldé, Flammarion