L’étoile du Nord

J’ai un faible pour les romans d’espionnage et l’Etoile du Nord qui nous emmène dans la terrifiante et très fermée Corée du Nord n’a pas fait exception à la règle.

Son héroïne? Jenna, à moitié afro-américaine, à moitié coréenne, et brillante professeure d’université. 12 ans plutôt, elle a vécu un drame. Sa sœur jumelle, sa moitié, a disparu sans laisser de traces sur une plage de Corée du Sud. Noyée, c’est ce qu’on lui a laissé croire. Mais alors qu’elle est recrutée par la CIA, Jenna apprend que sa sœur a en fait été enlevée en sous-marin par l’effroyable Corée du Nord.

En 2010, on est presque sûr que ce pays, ultra-communiste, s’est doté de l’arme nucléaire. Jenna fait alors partie de la délégation américaine qui va affronter la Corée…

Au-delà des péripéties, ce qui m’a passionnée ici, c’est cette plongée dans un pays à la fois mystérieux et diabolique. Où le culte de la personnalité des dirigeants est érigé en chef d’œuvre. Où la moindre velléité de liberté est réprimée dans le sang. Où l’on est envoyé en camp de concentration pour un oui ou un non. Et où enfin, le peuple au cerveau lavé depuis ses premiers jours, est délibérément affamé.

Le livre est basé sur de très sérieux ouvrages, sur les rares témoignages de Coréens du Nord qui ont pu fuir.

Et ne vous leurrez pas lorsque vous voyez à la télé, de grotesques images de son dirigeant. Kim Jong-un est un des pires tyrans au monde.

L’étoile du Nord, D.B. John, Les Arènes