La vie secrète d’Elena Faber

Un moment de détente en perspective? Je vous suggère de vous plonger dans l’histoire d’Elena et de Kristof, deux jeunes juifs autrichiens qui tentèrent de résister aux nazis grâce à leur métier de graveur.

Ce qu’ils firent? En plus de fabriquer de faux papiers pour permettre à des familles de fuir, ils glissaient dans les timbres qu’ils étaient obligés de fabriquer pour les Allemands de minuscules symboles – ici une edelweiss,  signe de courage – faisant ainsi passer un message à leurs destinataires.

La jeune Américaine, Jillian Cantor, s’est emparée de ce fait réel de la résistance autrichienne pour construire un très joli roman. Il se passe en deux temps: d’abord aux Etats-Unis en 1989, où le père de Katie perd la mémoire et lui confie son importante collection de timbres. Ella la met en vente et c’est un philatéliste qui attire son attention sur un étrange timbre autrichien.

Ensuite, nous sommes entraînés en 1939, dans un petit village autrichien, là où Kristof apprend la gravure chez un maître juif, Frederik Faber, et sa fille Elena. Les deux époques se mêlant harmonieusement.

Entendons-nous, ce n’est pas de la grande littérature, mais cette histoire est à la fois tragique, belle et émouvante. Elle mêle en tout cas harmonieusement Histoire et histoire d’amour.

PS: merci à Marc Filipson de la Librairie Filigranes pour cette jolie découverte.

La vie secrète d’Elena Faber, Jillian Cantor, Editions Préludes