Les tribulations d’Arthur Mineur

Comment aurais-je pu résister à un nouveau livre d’Andrew Sean Greer, l’auteur du délicieux Les vies parallèles de Greta Wells (L’Olivier)? Il n’est plus questions d’électrochocs ici, ni de vie à différentes époques. Mais d’un héros, Arthur Mineur, grand, blond, mince, gay… et écrivain moyen dont on suit les aventures à San Francisco et autour du monde.

Qu’est-ce qu’un écrivain moyen? Celui qui a publié un bon livre qui s’est fait remarquer mais dont les autres n’ont attiré ni l’attention du public ni celle de la critique.

Alors que son dernier manuscrit vient d’être refusé par son éditeur et pour fuir le mariage d’un ex-petit ami, Arthur décide de répondre à toute une série d’invitations – présentation d’auteur, conférence, écriture d’articles – ce qui l’emmène à faire un tour du monde rocambolesque.

J’ai adoré le personnage d’Arthur, son manque de confiance en lui, ses hésitations, ses maladresses et sa tendresse. Il m’a fait songer au personnage du Grand blond avec une chaussure noire! La construction du roman alternant le présent et des souvenirs qui n’entravent pas la narration mais au contraire se glissent parfaitement les uns dans les autres est très aboutie. Par contre pour un Prix Pulitzer, je trouvais qu’il manquait de force, de souffle et j’ai été un peu déçue. Je dirais que c’est un bon livre, mais à mon sens pas un très bon livre.

Les tribulations d’Arthur Mineur, Andrew Sean Dreer, Editions Jacqueline Chambon