Ma dévotion

ma dévotion.jpg Quand Helen croise Frank sur un trottoir de Londres quinze ans après qu’ils ne se soient vus pour la dernière fois, ils ont 80 ans. Elle décide alors de lui imposer, de lui raconter sa version de l’histoire qui les lie depuis toujours.

Ces deux-là se sont rencontrés dans l’enfance, se sont alors aimés, parfois détestés, ont été des amants intermittents, mais ont toujours été présents l’un pour l’autre. Enfin surtout Helen pour Frank, qui en assurant l’intendance de la maison dans laquelle ils vivaient, en l’écoutant, en lui parlant, en le soutenant, lui permit de devenir le grand peintre qu’il était. Peintre mais aussi père puisqu’elle éleva avec lui le fils qu’il eut d’un de ses amours de passage. Tout en écrivant ses livres en parallèle, et avant que le drame ne les sépare…

Dans un style magnifique, dans de belles phrases amples, Julia Kerninon raconte avec profondeur et subtilité, la colère, la tendresse, la douleur d’Helen, mais aussi l’amour que cette dernière éprouva pour Frank et dont elle ne lui parla jamais. Ces deux personnages passant en effet leur vie à se rater, dans un ballet d’occasions manquées. Bouleversant!

Ma dévotion, Julia Kerninon, la brune au Rouergue