Tu t’appelais Maria Schneider

maria.jpeg Jeune femme, actrice, Maria Scheider avait tout pour elle, du moins en apparence, avant que le célèbre Bertolucci, réalisateur du Dernier Tango à Paris, ne lui impose, une scène de simulation de viol. Son partenaire, Marlon Brandon, le savait, elle pas. Sa fureur fut immense, les réactions des spectateurs également, eux qui ne cessèrent de lui imposer de très mauvaises plaisanteries à ce sujet, partout où elle allait. Toute sa carrière cinématographique en fut conditionnée, tout la ramenait à « ça ».

C’est la vie de sa cousine que la journaliste Vanessa Schneider retrace ici puisque très vie Maria fut recueillie par ses propres parents. Ella raconte la mère de la jeune fille qui la chassa de chez elle et son père Daniel Gélin, qui ne la reconnut jamais, et ne la fréquenta que pour l’entraîner dans une folle vie nocturne. Nous sommes en plein dans les années 70. Si Vanessa est juste vêtue de tenues hippies, Maria, elle, glisse très vite sur le chemin de l’alcool et des drogues dures.

A cause du cinéma? Sans doute. Mais à cause aussi d’un manque de stabilité originel, et des faiblesses de toute une famille que Vanessa appelle « une famille de fous ».

Il y a de la mélancolie dans ce très beau récit, des occasions manquées, la nostalgie de ce qui aurait pu être autrement. Et j’ai succombé aux mots de Vanessa.

Tu t’appelais Maria Schneider, Vanessa Schneider, Grasset