Le livre dont tout le monde parle, à raison!

IMG_0907.jpg J’ai lu La vraie vie au début du mois de juillet, conseillée par Marc Filipson, le patron de Filigranes. J’ai avalé, adoré, admiré ce premier roman d’Adeline Dieudonné, jeune auteure belge. Sa force et son énergie m’ont littéralement clouée sur place.

La narratrice est une petite fille qui grandit auprès d’un père chasseur et extrêmement violent. Sa mère qu’elle désigne du mot d’amibe est complètement transparente et ne fait rien d’autre que tenter, sans succès, d’éviter les crises de violence et les coups de son mari. Malgré les mauvaises cartes qui lui ont été distribuées, la petite fille grandit et trouve son équilibre d’une étrange façon…

Il m’est parfois difficile de dire pourquoi j’ai aimé un livre mais ici les raisons ne manquent vraiment pas. Au-delà du propos qui peut peut-être heurter, je dirais ici que c’est une oeuvre littéraire, tout simplement. A l’écriture à la fois fine et percutante, à la structure et à la mécanique impeccables, se terminant par un crescendo inattendu. Il n’y a pas un seul mot de trop, tout est parfaitement à sa place.
On voudrait s’échapper avec la mère et ses enfants de l’atmosphère étouffante qui règne dans la maison. Atmosphère d’ailleurs parfaitement décrite. Les personnages sont attachants, bien sûr, mais tellement plus que cela. La petite fille qui veut redonner le sourire à son frère, parvient à sortir de chez elle et à se donner les clés pour s’extraire de son milieu. Puisque remonter le temps n’est pas possible, elle deviendra un petit génie de la physique. Je trouve le mot résilience parfois utilisé à tort et à travers, mais ici c’est vraiment de cela qu’il s’agit.

PS: La vraie vie fait partie des livres que j’ai lus pour le Prix Filigranes

La vraie vie, Adeline Dieudonné, Editions de L’iconoclaste