Idaho

Idaho.jpg En me baladant à Paris et parmi les livres, début juillet, une libraire m’a conseillé de lire Idaho, un premier roman américain à côté duquel j’étais passée.

Habituellement je me réfère aux avis des excellents libraires-amis de la Librairie Filigranes mais en vacances, c’est agréable de bouquiner hors des sentiers battus.

Alors, Idaho. Je préfère vous prévenir, l’atmosphère y est pesante, le silence trop profond et les douleurs terribles. Mais quel livre!

Quand Ann épouse Waze, il a perdu sa femme et ses deux enfants. Ils s’installent ensemble dans sa maison très isolée, sur la montagne, inaccessible quand il neige, et où les seules traces d’êtres vivants sont celles des animaux. Comme tous les hommes de sa famille, Waze perd précocement la mémoire. Il va jusqu’à oublier le jour tragique où les siens ont disparu. Et c’est Anne qui va tenter de rassembler les pièces du puzzle…

L’écriture et la structure du livre sont particulièrement bien maîtrisés pour un premier roman. De nombreux flash-back permettent de percevoir le drame initial dans son ensemble. On passe de la prison où croupit Jenny, la première épouse, à des scènes heureuses de la vie quotidienne avec les enfants, seule clarté dans cet univers aux émotions brutes. Quant à moi, j’ai été emportée et plus que séduite par ce roman très noir.

Idaho, Emily Ruskovich, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Simon Baril, éd. Gallmeister