Un mariage anglais

Un mariage anglais.jpg Dès la première page, c’est la finesse de l’écriture qui frappe et qui m’a littéralement happée. Puis il y a le lieu, une maison proche de la mer, où les piles de livres redessinent la surface habitable. Quant à l’intrigue, elle se focalise sur les aléas d’un mariage difficile.

Gil est un homme épuisé. Un beau jour il croit apercevoir sa femme, Ingrid, disparue onze ans plus tôt. En la poursuivant, il tombe le long d’une paroi rocheuse et se retrouve à l’hôpital. Ses deux filles Nan et Flora accourent à son chevet… Ce n’était bien sûr pas d’Ingrid qu’il s’agissait. Pourtant, celle-ci se manifeste par des lettres laissées au hasard des milliers de livres éparpillés dans la maison et que Gil va relire. Celles-ci évoquent leur histoire d’amour passionnée, leur mariage chaotique – Gil la trompait allègrement dès le début de leur histoire, n’hésitant pas à l’humilier – leurs enfants nés et perdus. Elles égrènent la musique des jours et des sentiments.

Ce livre est un petit bijou à la structure parfaite, à la langue délicate, à l’histoire poignante. Très loin des grosses daubes que l’on consacre livres d’été, il pourra sans hésiter vous servir de compagnon à la plage, à la campagne et au jardin.

Un mariage anglais, Claire Fuller, Stock

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse