Ariane

Ariane.jpg Les livres de romanciers belges sont légion depuis janvier, et c’est tant mieux parce qu’ils sont excellents! Myriam Leroy, journaliste, chroniqueuse ne déroge pas à la règle et son Ariane est une déflagration.

Ses personnages sont deux petites ados du Brabant wallon. La narratrice est issue d’une famille renfermée sur elle-même, où tout est rationné, même l’eau pour se laver! Elle a des complexes, s’ennuie à Nivelles, rêve d’autre chose.

Ses parents l’inscrivent alors dans « une école de riches » et c’est là qu’elle rencontre Ariane, une beauté au charisme impressionnant qui, contre toute attente, la choisit comme amie. Se nouent entre elles un lien exclusif et d’une intensité telle qu’on ne le vit qu’à l’adolescence. Et qui va les conduire à la cruauté envers les autres, condisciples mais aussi adultes…

Ce livre a trouvé en moi un écho profond. Parce qu’il est bien construit, bien écrit. Mais aussi, parce que ma fille a fréquenté une « école de riches » et que là-bas, comme dans le livre, pour s’intégrer, il ne suffit pas d’avoir une belle personnalité. Il faut d’abord être jolie (!), porter les vêtements adéquats, et être riche, cela va de soi… Pas de pitié pour ceux qui ne suivent pas le mouvement.

Et puis l’intensité de ces liens d’adolescentes, le désespoir lorsqu’ils se rompent, on les a tous vécus. Tout le talent de Myriam Leroy est d’en avoir fait quelque chose d’universel, dans lequel on peut, sans peine, se retrouver. Son Ariane, je m’en souviendrai longtemps.

Ariane, Myriam Leroy, Don Quichotte

Une réflexion sur “Ariane

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