La rose de Saragosse

415qb4UfKpL._SX195_ 1485. Saragosse au cœur de l’Inquisition. Torquemada fait défiler sur les buchers hérétiques et Juifs convertis. Alors qu’un religieux est assassiné et que les poursuites sont accentuées, un graveur représente le grand Inquisiteur d’une manière facétieuse. Des affiches créées à partir de son œuvre ornent tous les murs de la ville, à la fureur de Torquemada. Au cœur du drame qui se joue, Léa, une jeune fille belle et lumineuse et sa face sombre, L’hidalgo au visage couturé…

La Rose de Saragosse est un roman passionnant, vif, et plein de surprises. Au-delà du tragique arrière-plan historique, ce qui compte ici ce sont les magnifiques pages consacrées à l’art – peu connu – de la gravure. Raphaël Jerusalmy aimant associer à l’action de ses romans une discipline artistique.

Le style? Il n’y en a pas. C’est sujet, verbe, complément. Mais cela n’entache pas – trop – , heureusement, le plaisir de la lecture. L’essentiel est ailleurs.

La Rose de Saragosse, Raphaël Jerusalmy, Actes Sud