Douleur d’enfance

51R9W6KYfzL._SX195_.jpg C’est un roman à quatre voix dont la lecture m’a littéralement soufflée. Celles de deux enfants, Théo et Mathis, de la mère de Mathis et d’une prof de bio, Hélène.

Dès la rentrée, Hélène, remarque Théo et constate surtout que quelque chose chez lui ne va pas. Cette ancienne enfant battue a des antennes pour détecter la moindre tête rentrée dans les épaules, les regards fuyants, les attitudes de retrait. Elle alerte le corps professoral, l’infirmière, mais rien n’y fait. Elle est la seule à s’en inquiéter.

Théo, vit en garde alternée, une semaine chez son mère, une semaine chez son père où il est complètement livré à lui-même. Au chômage, son père a complètement perdu pied, il ne se lave plus, ne se lève plus. Par loyauté (et voilà l’explication du titre), Théo ne dit rien, ni à sa mère, ni à Mathis son meilleur ami, ni à ses profs, et sombre petit à petit…

Un livre de Delphine de Vigan est toujours un événement. Son dernier opus décrit avec douceur et avec une justesse inouïe, les conflits de loyauté que vivent les enfants de parents divorcés, sans aller tous heureusement jusqu’au drame. S’y ajoutent un rythme implacable dans la narration et des personnages en souffrance extrêmement touchants. Voici un de mes premiers coups de cœur 2018

Les Loyautés, Delphine de Vigan, JC Lattès

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Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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