La promesse de l’aube: le livre et le film

51r4k4aXfsL._SX297_BO1,204,203,200_.jpg « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances.  »

Comment parler d’un livre écrit en 1960 et dont tout a été dit? Peut-être juste en disant qu’il suscite toujours le même émerveillement, le même bouleversement… La promesse de l’aube, sans être une véritable autobiographie, évoque l’enfance de Romain Gary à Wilno, sa fuite à Nice, sa guerre auprès des Anglais. Mais c’est avant tout, comme le Livre de ma mère d’Albert Cohen, une ode à l’amour maternel. Et quelle mère! Nina Kacew est fantasque, se bat comme une lionne pour que son fils ait tout, même dans la pauvreté, veut lui donner une confiance folle en ses capacités: « Tu seras Tolstoï mon fils, tu seras ambassadeur de France. » Romain Gary emploiera sa vie à combler ses espérances et à la chercher dans toutes les femmes.

Et le film? J’ai été le voir deux jours après avoir terminé ma lecture. J’ai passé un bon moment de cinéma, j’ai été émue, j’ai aimé les interprétation de Charlotte Gainsbourg et de Pierre Niney, mais… Là où le livre est chair, pensées, intériorité, le film ne propose qu’une successions de scènes, très cinématographiques, certes. Mais où il manque à mon sens l’essentiel.

La promesse de l’aube, Romain Gary, Gallimard et Folio, film d’Eric Barbier