Les prix d’automne 2017

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Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de L’ordre du jour d’Eric Vuillard (Actes Sud), prix Goncourt 2017, mais il y a tous les autres prix. Je n’ai pas lu la plupart d’entre eux mais j’en ai entendu beaucoup de bien. Petit récap.

Prix Le Monde, décerné au mois de septembre: L’art de perdre, d’Alice Zeniter, Gallimard. Lu, approuvé, adoré. Une fresque qui court sur trois générations et qui raconte le destin d’une famille de harkis. Je lui consacrerai tout bientôt une chronique.

Prix Renaudot: La disparition de Joseph Mengele d’Olivier Guez, Grasset. Extraordinaire récit des années de fuite du nazi Joseph Mengele en Amérique du Sud. Précision et distance sont les outils utilisés pour reconstituer l’itinéraire d’un monstre. Voir ma chronique.

Prix Fémina: La serpe de Philippe Jeanada, Julliard. Une toute grosse brique (mieux vaut prévenir) qui revient sur l’affaire Henri Girard, accusé d’un triple meurtre. Une fois acquitté, ce dernier écrira sous le pseudonyme Georges Arnaud, le génial Salaire de la peur. En plus d’être un roman de procès, La Serpe, est aussi celui de l’amour filial. Beau, sombre et tendre.

Prix Femina étranger: Ecrire pour sauver une vie, le dossier Louis Till de John Edgar Wideman, Gallimard. Le mot de l’éditeur: En 1955, Emmett Till prend le train à Chicago pour rendre visite à sa famille dans le Mississippi. Accusé d’avoir sifflé une femme blanche, l’adolescent noir est kidnappé et assassiné. Ses meurtriers, blancs, seront acquittés. Habité par ce fait divers qui a marqué l’Amérique, l’auteur décide d’enquêter sur les circonstances douteuses de cette exécution.

Prix Médicis: Tiens ferme ta couronne, Yannick Haenel, Gallimard. Le mot de l’éditeur: Un homme a écrit un scénario sur la vie de Herman Melville : The Great Melville, dont aucun producteur ne veut. Un jour, on lui procure le numéro de téléphone du grand cinéaste américain Michael Cimino, le réalisateur mythique de Voyage au bout de l’enfer et de La Porte du paradis. Une rencontre a lieu à New York: Cimino lit le manuscrit. S’ensuivent une série d’aventures rocambolesques… Un roman complètement fou.

Prix Médicis étranger: Les huit montagnes de Paolo Cognetti, Stock. Le mot de l’éditeur: Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre au coeur du val d’Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne.Vingt ans plus tard, c’est là et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé – et son avenir. Paolo Cognetti mêle  l’intime à l’universel et signe un grand roman d’apprentissage.

Prix de l’Académie française: Daniel Rondeau, la mécanique du chaos, Grasset. Le mot de l’éditeur: Et si la fiction était le meilleur moyen pour raconter un monde où l’argent sale et le terrorisme mènent la danse? Mécaniques du chaos est un roman polyphonique d’une extraordinaire maîtrise qui se lit comme un thriller. Il nous emporte des capitales de l’Orient compliqué aux friches urbaines d’une France déboussolée, des confins du désert libyen au cœur du pouvoir parisien, dans le mouvement d’une Histoire qui ne s’arrête jamais.

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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