Romanesque la politique?

CVT_Ils-vont-tuer-Robert-Kennedy_603.jpg Certainement oui dans le dernier livre de Marc Dugain « Ils vont tuer Robert Kennedy ». Où l’on suit en parallèle l’histoire du frère le plus proche du Président américain et celle d’un professeur d’université, persuadé que la disparition de ses propres parents, dans des circonstances tragiques, a un lien avec celle de Robert Kennedy.
Le plus: Le récit de la mort des deux frères reprend la théorie du complot, déjà évoquée par l’auteur dans le livre qu’il a consacré à Edgar Hoover. La mafia, la CIA, le président Johnson, tout le monde y est mêlé. Mais ce qui frappe ici, c’est le magnifique portrait de Robert, le cadet de la famille. Dégoûté par l’origine nauséabonde et mafieuse de la fortune familiale, il n’hésite pas, lorsque John devient Président, à s’opposer frontalement à ladite mafia que son père a toujours favorisée. Ce qui touche aussi, c’est la profonde fidélité qui le lie à son frère à qui il offre un appui sans failles. Son chagrin, sa dépression, lors de la mort de ce dernier, sa lente reconquête du pouvoir puisqu’il est assassiné quelques jours avant de devenir le candidat démocrate. Robert Kennedy est dépeint ici comme un homme sensible, bon, à l’écoute.
Autre point positif: le retournement de situation à la fin du roman qui nous fait voir l’histoire sous un autre angle.
Mais, car il y a un mais: c’est long, trop long, tellement que ça en devient parfois ennuyeux. Dommage!
Ils vont tuer Robert Kennedy, Marc Dugain, Gallimard