La Servante Ecarlate: et le livre?

A force de voir partout sur le Net la bande de lancement et de lire les critiques très positives de la nouvelle série La Servante Ecarlate, j’ai eu très envie de lire le livre de Margaret Atwood. Le pitch, tout le monde le connaît ou presque. Courant du 20e siècle, alors que la République de Gilead (autrement dit les Etats-Unis) a subi pollution intense et déchets toxiques dans l’atmosphère, le Parlement est attaqué et le régime devient dictatorial. La plupart des hommes sont devenus stériles et seules quelques femmes peuvent encore procréer. Séparées de leur mari, leurs enfants enlevés, elles sont réduites en esclavage et servent de poules pondeuses à des couples de dirigeants. Comme les autres, Defred est habillée d’une houppelande rouge et d’une coiffe blanche, moyenâgeuses. Une fois par mois, elle est violée en public par le maître de la maisonnée. Mais elle garde au fond d’elle le souvenir de la liberté…
L’atmosphère de ce roman est glaciale, rendant encore plus grave le propos. Depuis l’arrivée de Trump et son mépris affiché des femmes, leur situation en devient presque plausible. Le livre et la tenue des femmes sont d’ailleurs devenus des manifestes du féminisme américain. J’ai adoré, dévoré, lu d’une traite ce roman sorti en 1985 et qui n’a, évidemment, pas pris une ride.
La servante écarlate, Margaret Atwood, Robert Laffont

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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