Le poète de Gaza

le poète

Je fais un petit détour par un livre paru en 2011 et qui a obtenu le Grand Prix de la littérature policière.

Tel Aviv  fin des années 80, début des années 90. Le héros de Yshaï Sarid occupe un poste important au ministère des Renseignements. Alors que les attentats se multiplient en Israël, il participe aux interrogatoires musclés de l’entourage des suspects. Avant l’attaque, pour tenter à toute force de déjouer les explosions mortelles. Par ailleurs, on lui demande de rencontrer Daphna, un écrivain israélien. Le but de l’opération? S’approcher d’Hani, un ami palestinien très proche d’elle et très malade. Les Renseignements le font venir en Israël pour qu’il se soigne. Pas par bonté d’âme, mais pour se rapprocher du fils de ce dernier, un dangereux terroriste.

Ce qui est intéressant ici c’est la finesse avec laquelle les personnages sont abordés. Que ce soit le narrateur, qui voit sa vie voler en éclat parce qu’il travaille 24 heures sur 24 ou Daphna, l’écrivain, ancienne activiste de gauche, mère d’un fils drogué ou encore d’Hani le Palestinien sans haine, tout est nuancé. L’intrigue est bien menée, on lit le livre d’une traite. Si la situation au Moyen-Orient vous interpelle, c’est parfois intéressant de la découvrir en littérature et non pas uniquement par les journaux.

Le poète de Gaza, Yshaï Sarid, Actes Sud et Babel

 

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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