L’autre qu’on adorait

l-autre-qu-on-adorait J’adore les romans de Catherine Cusset, avec sans doute une préférence pour La haine de la famille. Mais comment ne pas succomber ici au charme fou de Thomas, d’abord amant de l’auteur avant de devenir un ami très proche.
Thomas a toutes les cartes en mains, il est beau, intelligent, brillant, charmant. Il plaît aux femmes et celles-ci le lui rendent bien. Et pourtant il se sabote. Professeur d’université aux Etats-Unis, il voit les postes qui correspondent à ses compétences lui passer sous le nez, les uns après les autres. Ses histoires d’amour capotent, il va de dépression en dépression, jusqu’au drame…
Catherine Cusset met toute sa sensibilité et sa tendresse au service de son personnage qu’elle décrit de façon subtile. Le narrateur-auteur ne dit pas il mais s’adresse directement au personnage en lui disant tu, ce qui donne au texte un ton incantatoire. Le style est resserré, dynamique, et on n’a qu’une envie: suivre Catherine Cusset jusqu’au bout.
L’autre qu’on adorait, Catherine Cusset, Gallimare