Il est comment le prix Filigranes?

Bien, très bien même. Le dernier des nôtres d’Adelaïde de Clermont-Tonnerre est un roman enlevé, de ceux qu’on n’a pas envie de lâcher avant le mot fin. Une fresque romantique et historique captivante. L’histoire? Rebecca et Werner se rencontrent à New-York dans les années 70 et tombent amoureux l’un de l’autre. Lorsque Werner est invité à dîner chez ses futurs beaux-parents, c’est le drame. La mère de Rebecca, survivante de la Shoah s’évanouit, terrorisée à sa vue. Werner, enfant adopté, fait alors la lumière sur son passé dont les racines plongent dans la Deuxième Guerre mondiale.

Le roman est bien structuré, levant petit à petit des parts d’ombre de la petite est grande histoire. Les personnages principaux et secondaires extrêmement attachants. La fin est peut-être, elle, un peu tarabiscotée. La langue est directe, sans fioritures.

Et le prix dans tout ça? Il couronne un grand roman populaire mais pas la littérature. Et se vendra très bien, à coup sûr. On peut aussi se poser des question sur son organisation. Pas de jury ni d’autres lauréats annoncé avant la proclamation du gagnant, le 17 août. Comme s’il n’y avait eu, finalement, qu’un seul candidat. Bizarre. Pourtant c’est une chouette idée, un Prix Filigranes.

Le dernier des nôtres, Adélaïde de Clermont- Tonnerre, Grasset

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s