Chaque seconde est un murmure

cadéo.jpg Ce roman d’Alain Cadéo est une histoire mais peut-être avant tout un livre sur le langage, où les mots sont égrenés comme des pierres précieuses et dont les lettres sont comptées…
Iwill a dix-neuf ans et il marche sans but sur les routes, au gré du vent. Il marche parce que la personne dont il était le plus proche, Catherine, est morte dans un accident de voiture, il marche aussi pour fuir la dépression de son père qui pèse comme une chape de plomb sur toute la maison. Iwill a toujours eu un lien particulier avec le langage, il s’est mis à bégayer et s’est aperçu que seul le murmure l’en empêchait. On suit son monologue libérateur et incandescent jusqu’à ce que sa route s’arrête à Luzimbapar où il est accueilli par Sarah et Laston, un couple étrange, qui vit isolé de tout, entouré par une meute de chiens. Là Iwill va confier son histoire à un grand cahier noir…
Il est presque difficile de décrire la beauté de ce court roman. Les phrases sont de dentelle et sonnent si justes qu’elles m’ont parfois laissée bouleversée. C’est un livre-bijou, un livre-poésie qui va bien au-delà de l’histoire d’Iwill et qui touche à l’universel.
Alain Cadéo, Mercure de France

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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