La femme sur l’escalier

la-femme-sur-l-escalier-751489-250-400Tout commence par un trio étrange, hanté par un même tableau. Celui d’une femme nue descendant l’escalier. Hélène, la muse, est la femme d’un riche industriel, commanditaire de la toile, avant de devenir la maîtresse du peintre qui veut, lui, absolument récupérer son tableau. Quand un jeune avocat est engagé pour démêler cet imbroglio, il tombe également éperdument amoureux de la belle Hélène qui se joue de lui… Trente-cinq ans plus tard, en voyage d’affaires en Australie, l’avocat tombe sur le tableau dans une galerie de Sydney et n’a de cesse de retrouver Hélène.

Il y a un côté vaudevillesque dans ce roman de Bernard Schlink. Comment ne pas sourire devant ces trois hommes essayant à tout prix d’être le préféré d’Hélène, même à soixante ans passés. Mais ce qui touche surtout, c’est le romantisme des dernières pages, la question qu’il pose – comment rattraper le temps perdu, les occasions manquées – et l’évocation de l’amour vrai et désintéressé décrit dans le troisième tiers du livre. Très beau, même si ça n’a pas la même force que Le Liseur, du même auteur.

Bernard Schlink, Gallimard

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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