La dernière nuit du raïs: dans la peau de Khadafi

La-Dernière-Nuit-du-Raïs-librairie-Despontin-Wavre A quoi pouvait bien penser Kadhafi, pendant les heures qui ont précédé sa mort, alors qu’il est encerclé par les rebelle à Syrte? Nous sommes dans la nuit du 19 au 20 octobre 2011. Khadafi s’est réfugié dans une école, avec à ses côtés, le dernier rang de ses fidèles. Alors que sa défaite est certaine, il s’emporte, les insulte, en condamne certains, en récompense d’autres, dans les crises de mégalomanie dont il a le secret. On est face au tyran absolu. A celui qui a pris le pouvoir par un coup d’Etat, qui a su réformer la Lybie mais qui l’a aussi écrasée dans le sang, qui abusait de toutes les femmes de son royaume.
Mais puisque tout s’explique et que même les dictateurs ont des secrets, l’auteur nous révèle ceux de Khadafi et nous le montre orphelin issu d’une tribu pauvre du désert, brimé à l’armée, construisant sa trajectoire sur cette blessure. Jusqu’à l’assaut final. « Les plus grands écrivains se seraient intéressés à Khadafi. Tolstoï aurait aimé, Homère ou Shakespeare aussi. » Yasmina Khadra lui a, lui, prêté sa voix, et l’exercice est réussi.
La dernière nuit du raïs, Yasmina Khadra, Julliard

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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