Israël, 1959

il ne pleut pas 1959. Un bateau accoste en Israël, dans le port de Haifa, avec à son bord des émigrants venus des pays arabes. Deux orphelins de 13 et 15 ans, Solly et Lola, en descendent. Ayant eu vent de rumeurs de séparation des enfants d’une même famille, ils fuient les employés de l’Agence Juive et se réfugient dans une grande maison de Wadi Salib, le quartier pauvre de Haïfa. Magda et Ruthie, deux déportées qui cachent chacune leurs secrets, vont les y accueillir, la première chaleureusement, la seconde avec suspicion…
Ce qui est intéressant dans ce livre c’est la description de l’atmosphère qui régnait à l’époque en Israël. Et on est très loin d’une image d’Epinal! Les déportés ne parlaient pas de leur expérience des camps – cela n’intéressait personne – et se faisaient traiter de « savonnettes » (celles que l’on fabriquait avec la graisse de morts) par les « sabras », les natifs d’Israël. A Wadi Salib, vivaient des familles extrêmement nombreuses et la pauvreté y était telle qu’une révolte (réelle) y a éclaté. Par ailleurs, les Juifs venus des pays arabes n’avaient pas bonne presse auprès des Ashkénazes venus, eux, d’Europe et fondateurs de l’Etat juif. Pourtant, sur ce terrain miné et malgré les difficultés, les quatre éclopés de Paula Jacques vont avec beaucoup d’amour former une vraie famille de cœur. Et cela, l’auteur le dépeint avec une émotion qui traverse tout le livre.
Au moins il ne pleut pas, Paula Jacques, Stock

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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