Mirage: le flop de Douglas Kennedy

mirage J’ai tellement aimé Douglas Kennedy, celui de La Poursuite du bonheur surtout, des Désarrois de Ned Allen et même encore celui de Quitter le monde. Mais là je dis stop. Je me suis forcée à terminer Mirage, c’est dire. L’histoire? Celle de Robyn, une expert-comptable américaine, mariée à Paul, un artiste dépensier et menteur invétéré. Ces deux-là décident de partir en vacances au Maroc et s’installent un mois dans un petit hôtel d’Essaouira. Si au début tout est idyllique – beaucoup trop, on sent très vite, que la situation va basculer – ce bonheur tranquille vole en éclats quand Robyn apprend par hasard que son mari vient de subir une vasectomie, alors qu’il lui jure ses grands dieux vouloir un enfant avec elle. S’en suit – et je vous passe bien des détails censés être aventureux et qui m’ont paru ridicules – une course-poursuite dans tout le Maroc. Où l’on croise un méchant Parrain obèse, des gentils berbères et un bijoutier juif intègre, entre autres. Où la généreuse Américaine donne la moitié de sa fortune à son chauffeur, sauvant la vie d’un homme à défaut de sauver le Maroc tout entier. Tout ça ne serait pas trop grave s’il n’y avait les explications psychologisantes d’un simplisme à faire pleurer, la mauvaise traduction… Le tout étant ennuyeux, bourré de poncifs, tirant en longueur, en un mot très mauvais. Voilà c’est dit. Même si François Busnel de La Grande Librairie a, lui, aimé le livre. (Voir sa chronique dans l’Express)
Mirage, Douglas Kennedy, Belfond

3 réflexions sur “Mirage: le flop de Douglas Kennedy

  1. J’ai vraiment trouvé les derniers Douglas Kennedy décevants, alors que j’ai adoré Quitter le monde et La poursuite du bonheur…

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