Fausse gaieté

Et voilà c’est reparti pour la rentrée littéraire de janvier, qui propose cette année plus de 500 romans. Le premier que j’ai choisi dans la pile est La gaieté de Justine Lévy. Parce que cette fille me touche profondément, parce que certaines de ses douleurs sont les miennes. Un petit avertissement cependant: malgré le titre optimiste, mieux vaut ne pas lire ce livre, si vous êtes déprimé. La gaieté c’est celle qu’en toute conscience la jeune femme décide d’arborer comme une fleur à la boutonnière, pour ses enfants. C’est sa volonté de refuser la dépression, la tristesse. Car comme elle le dit si bien: « Je sais juste qu’une maman malheureuse vous refile toujours un bout de son malheur, sans le faire exprès et sans le savoir, c’est comme ça. (…) C’est pour ça que moi j’ai décidé d’arrêter la contagion, pour eux, pour mes enfants. » Mais bien sûr ce n’est pas si facile que ça, et on ne se remet pas, par la seule force de sa pensée, d’une enfance dévastée. Justine Lévy creuse au plus profond des sentiments et des souvenirs pour dire le plus justement possible les montagnes russes du chagrin. Son père, Bernard-Henri Lévy, par sa présence, son attention et son amour pour elle est la figure lumineuse de ce texte beau et poignant.

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

1 réflexion sur « Fausse gaieté »

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