Le legs d’Adam

Depuis qu’il est petit, on dit à Edward qu’il ressemble comme deux gouttes d’eau à son grand-oncle Adam, disparu pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et la comparaison ne s’arrête pas là. Comme Adam, Edward grandit à Berlin dans la maison familiale, entouré de personnages fantasques. Mais c’est seulement à la mort de sa grand-mère qu’Edward a accès au mystérieux grenier familial dans lequel il découvre le journal d’Adam. Berlin 1938. Adam a 18 ans lorsqu’il rencontre et tombe amoureux d’Anna. Celle-ci est arrêtée dans les premières rafles et il n’aura de cesse de la retrouver, n’hésitant pas à se glisser dans le ghetto de Varsovie pour tenter de la sauver… Voilà un premier roman, traduit de l’allemand, extrêmement abouti. On hésite sans cesse entre le rire, la fantaisie – on y rencontre un charmeur d’éléphants, une couturière héroïnomane, une grand-mère étudiant le visage des dignitaires nazis pour ne pas en avoir peur – et les larmes – les pages sur le ghetto sont bouleversantes. La forme est étudiée, la langue fluide, le plaisir de lecture garanti.
Le legs d’Adam, Astrid Rosenfeld, Gallimard

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