Premier coup de coeur

Cela fait au moins vingt ans que je lis Amin Maalouf et je l’aime pour ses romans mélancoliques et profondément humanistes. J’ai eu la chance de l’interviewer plusieurs fois et de me laisser bercer par sa  voix douce et ses r roulés. Et’est cette voix justement que j’entends dans Les Désorientés dont le narrateur, Adam, lui ressemble comme un frère. Tout commence par un coup de téléphone. Tania, l’épouse de Mourad, l’enjoint de venir au Liban, pays dont il s’est exilé, son ancien ami étant sur le point de mourir. Adam accepte mais arrive trop tard. C’est l’occasion pour lui de se réfugier dans l’hôtel tenu par Sémiramis, une amie d’université. Depuis ce refuge, il va contacter, à la demande de Tania, tous ceux qui constituaient leur petite bande, et qui, exilés pour la plupart, ont emprunté des chemins différents. La guerre du Liban, leur attitude à tous face à elle sont au coeur de ce livre. Mais aussi l’amitié, les souvenirs, les regrets… Amin Maalouf à la « mélancolie addictive », une fois qu’on entre dans Les Désorientés,  impossible de résister à leur murmure.

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

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