Le nouveau Connelly

Dans les grandes surfaces, on trouve d’aussi grosses piles de Volte-face que des derniers romans roses de Lévy ou Musso. Ce qui n’empêche pas le dernier opus de Michael Conelley d’être de loin meilleur que ces deux derniers!
Jason Jessup, sort de prison après 24 ans. Il y était incarcéré pour le meurtre d’une petite fille de 10 ans mais il doit être rejugé pour vice de forme. Alors que le jour, se conformant à son rôle, Jason joue au prisonnier qui retrouve la liberté, la nuit, il se prête à d’étranges activités…  Grand avocat de la défense, Mickey Haller est très surpris lorsque le procureur du comté de Los Angeles lui demande de plaider pour l’accusation. Certain de la culpabilité de Jason, il prend le génial (et récurrent) Harry Bosch comme enquêteur et son ex-épouse, Maggie McPherson, comme assistante. Ce trio détonnant parviendra à déjouer le mystère qui plane sur le crime de Jason Jessup. Passionnant, Volte-face est autant le récit d’une enquête policière que d’un procès. Et si le cœur battant est un gage de réussite des polars, celui-là devait être très bon, parce que chez moi, ça cognait fort!

Les règles du jeu

Si je ne devais vous conseiller qu’un seul livre à lire pendant ce beau week-end ensoleillé, ce serait celui-là. Parce que Les règles du jeu d’Amor Towles est peut-être un premier roman, mais ce n’en est pas moins le plus abouti que j’ai lu depuis longtemps.
New York, années 30. Kathey Kontent est dactylo dans un grand cabinet d’avocats. Fille d’émmigrés russes, elle fait tout ce qu’elle peut pour faire oublier ses origines et rêve de pénétrer les hautes sphères de Manhattan. La rencontre de Tinker Grey, un jeune banquier, lui permet de se rapprocher de son projet… jusqu’à un brutal retournement de situation.
Ce que j’ai aimé: la grande complexité des personnages qui ne se retrouvent jamais où on les attend. Et puis l’atmosphère unique de New-York, baignée dans les accents du jazz, et où l’on noie ses angoisses dans les volutes des Martini. Ma-gni-fi-que!
Chez Albin Michel