Une femme simple et honnête

Une nuit de décembre 1907 dans le Wisconsin. Une tempête de neige menace. Ronald Truit, le magnat d’une petite ville, attend sa future épouse qu’il a fait venir jusqu’à lui sur foi d’une petite annonce. Il ne l’a encore jamais vue. Veuf depuis vingt ans, il n’a, depuis, plus touché de femme et sa détresse psychologique et sexuelle est immense. Mais la femme qui descend du train n’est pas celle de la photo qu’il a reçue. Commencer la vie commune sur un mensonge a-t-il  un sens?  D’autant  que Catherine Land,  la femme honnête et simple qu’il veut épouser cache bien des secrets…
La tension dramatique, le récit en formes de poupées russes – une histoire en entraînant une autre, la brûlure de la chair omniprésente, font de ce roman, admirablement traduit, de l’écrivain américain Robert Goolrick une lecture indispensable
Une femme simple et honnête, Robert Goolrick, Pocket

Karen et moi

C’est un premier roman extrêmement abouti, l’histoire d’une petite fille silencieuse, repliée sur elle-même qui trouve son bonheur dans la littérature. Et qui,  lors d’un voyage au Kenya, à  11 ans, découvre  La Ferme africaine de Karen Blixen.  La petite fille grandit, fait des études de lettres…  et va travailler dans le magasin de ses parents, se marie, a deux filles. Mais le mal-être est toujours là, rampant,  envahissant. Sa planche de salut? L’écriture. C’est en tentant d’écrire une biographie de Karen Blixen que l’héroïne trouve sa voie: confronter sa vie à celle de l’écrivain danois pour en sortir plus forte, mieux armée. A chacune son ailleurs, à Karen Blixen  les vastes étendues du Kenya, à l’héroïne le territoire de l’introspection. Karen et moi est un livre bouleversant qui m’a émue aux larmes. J’ai eu l’occasion d’interviewer son auteur à la librairie Filigranes (la vidéo de l’entretien est en ligne sur www.filigranes.tv) et ce fut une grande rencontre. Car Nathalie Skowronek a parlé de son livre aussi bien qu’elle l’a écrit, elle a la parole juste, précise, parfois douloureuse, toujours lumineuse.
Karen et moi, Nathalie Skowronek, Arléa