Le numérique = l’apocalypse??

Depuis toujours, je préfère le Beigbeder critique (Qui se souvient de ses papiers en dernière page du magazine Voici?) au romancier. Et son dernier livre n’échappe pas à la règle. Dans sa préface, il voue aux gémonies le livre numérique, accusé de la disparition quasi certaine du roman. Et quels sont les ouvrages que l’auteur veut absolument conserver, face à ce danger? 100 livres. 100 livres qu’il va présenter, critiquer, pour lesquels il va donner les raisons de son amour. Où l’on retrouve autant Paludes d’André Gide qu’Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. Chéri de Colette, que Les Bienveillantes de Jonathan Littel… Reprenant le format qu’il avait déjà utilisé dans Dernier inventaire avant liquidation (2001), soit des textes courts, souvent enthousiastes, parfois féroces, mais toujours clairvoyants, l’écrivain dresse un panorama de livres indispensables du 20e siècle. Qu’on peut lire sans aucun risque de se tromper. Bref du Beigbeder comme je l’aime même si je ne suis pas d’accord avec son intro. Le numérique, moi je trouve ça bien pratique!
Premier bilan après l’apocalypse, Frédéric Beigbeder, Grasset

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