Sépharade

De Qumran à La Répudiée, en passant par Un heureux événementMère et fille… j’aime tous les livres d’Eliette Abécassis. Mais c’est Sépharade que je trouve le plus abouti. Parce qu’au-delà de l’histoire d’une femme, il raconte aussi le destin d’un peuple. Esther Vital – qui ressemble comme deux gouttes d’eau à son auteur – a une trentaine d’années. Née à Strasbourg, elle est fille de parents juifs marocains. Comment parvenir à concilier les deux parts de son être – la française raisonnable et la sépharade exhubérante – comment être soi-même face à des parents omniprésents et omnipotents, tels sont ses dilemmes. A travers son histoire d’amour et son mariage avec le beau Charles, sépharade comme elle, Esther interroge toutes ses identités et remonte le fil de ses origines (berbère, espagnole, marocaine, avant d’être française). Ecrit dans une langue magnifique, aux images souvent poétiques, Sépharade a le souffle d’une saga, la saga des juifs pieds noirs qui ont façonné le visage du judaïsme français.
Sépharade, Eliette Abécassis, Albin Michel et Le livre de poche

Auteur : Anne Rozenberg

Anne Rozenberg, journaliste et blogueuse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s